Un dimanche de ménage

Le grand a invité une amie samedi prochain. Elle vient de loin et ce sera la première fois qu’ils se verront “pour de vrai”. Du coup, opération ménage. Enfin, ça tombe plutôt bien, parce que la maison avait besoin d’un ménage de printemps.

J’ai réussi la prouesse de m’endormir juste avant le groupe de paroles avant-hier et je suis arrivée avec dix minutes de retard. En plus, il y avait une personne dans le groupe qui n’arrêtait pas de couper la parole à tout le monde, ce dont j’ai horreur. La prochaine fois je vais le lui dire. Qu’il ne me coupe pas la parole, mais qu’il attende son tour comme tout le monde.

Ça a été avec ma psychiatre, mais elle avait 40 minutes de retard et je la sentais un peu plus stressée que d’habitude.

Sinon rien de particulier, enfin, je crois. Hier nous sommes allés acheter des vêtements pour toute la famille dans une boutique d’occas. Nous avons trouvé beaucoup de vêtements sauf pour la puce qui n’a eu que deux t-shirts. Il va falloir la rhabiller autrement ou retourner dans la boutique dans une semaine ou deux, quand il y aura de nouveaux vêtements.

Il fait très beau et j’ai envie de semer des graines, mais je n’ai pas trop la force et en plus nous sommes toujours au mois de février et pas à l’abri de nouveaux gels.

Oubli

Pendant un moment, j’ai oublié comment s’appelait ce site et comment y accéder. Heureusement qu’il y a l’historique du navigateur… L’oubli fait partie intégrante de ma vie. J’oublie beaucoup de choses, à commencer par mes séances de thérapie où je dissocie tant qu’il ne m’en reste pas grand chose en sortant du bureau de Lucie, mais aussi d’autres aspects de ma vie. J’ai oublié des pans entiers de ma vie, du passé comme des périodes plus récentes, et je continue continuellement d’oublier. C’est pénible, mais je sais que je fonctionne comme ça.

J’ai vu Margaux aujourd’hui. Ça m’a fait du bien. Nous sommes allées nous promener autour du plan d’eau. J’avais très mal aux lombaires et nous avons dû faire plusieurs pauses, mais ça m’a vraiment fait du bien une fois que nous avions fini le parcours. Je me sentais fière de moi. J’essaie de me dire que je vais continuer à sortir marcher, à prendre soin de moi, à perdre du poids. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire.

Demain, j’ai d’abord groupe de paroles, puis la psychiatre. Ça va me faire du bien aussi. Surtout la psychiatre. Elle est vraiment très bien et je n’en changerais pour rien au monde.

Sinon rien de neuf, je crois. Je travaille toujours, ça se passe plutôt bien. Il a fait beau ces derniers jours et j’ai pu sortir l’ordi et travailler au soleil sur la terrasse.

Cheese cake

Je n’ai presque pas dormi de la journée. J’ai beaucoup travaillé (alors qu’on est dimanche, je sais) et, là, je fais un cheese cake. J’en ai envie. C’est pas du tout ce qu’il y a de plus diététique mais j’en ai vraiment envie. Je me sens un peu speed, je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que c’est la fin des vacances et qu’il va falloir s’occuper des loulous matin et soir jusqu’aux prochaines vacances, peut-être parce que je vois Lucie demain, peut-être parce que la voiture est au garage et que ça va coûter bonbon. En plus, je n’ai plus une seule feuille de tabac, ça, c’est pénible.

Hier, je suis passée à côté de chez Margaux quand je devais céder le bébé chinchilla à une nouvelle famille et du coup je me suis arrêtée sur le parking à côté de chez elle en revenant sans le bébé. Pile au moment où je lui laissais un message sur son répondeur, elle est arrivée se garer aussi. Nous sommes montées chez elle où nous avons bu un bon thé en regardant le soleil se coucher. Heureusement que je ne me suis pas fait arrêter en rentrant chez moi !

J’aimerais que mon cheese cake soit fini maintenant, mais il doit être au four encore 40 minutes. Arf.

Presque fini

J’ai presque fini mon journal rétrospectif de 2020. Il fait un peu plus de 200 pages sur Word. Je vais finir de le mettre en forme avec InDesign et après je vais m’en commander un exemplaire broché. C’était très difficile de travailler sur 2020, il s’est passé tant de choses et il y a eu tant de souffrance. Le premier confinement était vraiment atroce. Ne pas voir Lucie pendant plein de mois, ne pas avoir le droit de sortir, ne jamais avoir de temps et d’espace rien que pour moi.

Je vais faire la même chose pour les autres années jusqu’à 1987. Je souhaite vraiment avoir mes journaux intimes dans de beaux livres brochés. Pouvoir les toucher, les parcourir, les lire. Faire des liens. C’est un travail de longue haleine mais qui me tient vraiment à cœur.

Sinon rien de neuf. Ou presque.

L’hôpital de jour a rouvert. J’ai été au premier groupe de paroles vendredi matin. Je ne sais pas si j’apprécie ou pas, si ça va être aidant ou pas, je laisse venir pour l’instant. Je me sens fragile et j’ai besoin de cocooner. Je regarde beaucoup 13 Reasons Why en ce moment, sous la couverture pondérée et avec ma machine contre les apnées du sommeil parce que ça me permet de mieux respirer quand je suis allongée.

J’avais prévu de travailler…

J’avais prévu de travailler aujourd’hui, mais rien à faire, c’était impossible. J’ai dû faire une demi-heure de travail, guère plus,  puis j’ai passé le reste de la journée dans le lit et sur le canapé dans mon bureau. Puis pile au moment où je commençais à me sentir un peu apaisée, ou du moins moins angoissée, mon premier agresseur m’a envoyé une invitation pour une discussion vidéo… J’ai paniqué et j’ai appelé ma mère. Oui, ma mère… parmi toutes les personnes sur cette terre, j’ai choisi d’appeler ma mère.

Bref. J’ai répondu au message de mon agresseur par un message écrit, comme quoi je suis en peignoir et ne suis pas disposée pour un appel vidéo. Ce qui est vrai. J’attends qu’il me dise par écrit ce qu’il me veut, mais il ne répond pas à mon message.

Je me suis servie un whiskey. Très, très malin compte tenu de tous les médocs que je prends. Genre not at all.

Il n’est que 21h10 mais je n’ai qu’une envie : aller me coucher, oublier cette journée, me réveiller dans un mois ou deux.

J’aurais dû voir mon assistante sociale aujourd’hui, mais elle était souffrante. Je suis désolée pour elle, qu’elle soit souffrante, mais plus encore pour moi. J’avais vraiment besoin de la voir aujourd’hui, besoin de ce lien, besoin de son regard, besoin de ses mots.

J’angoisse. Tout le monde à l’intérieur est angoissé.

Mon amie est morte

Une amie que je connais depuis mes deux ans est morte à l’âge de 53 ans d’un AVC. Notre lien était rompu à cause de son mari qui m’avait bloqué sur le téléphone et sur Facebook, mais ça ne change rien au fait que je suis vraiment, vraiment très triste face à cette disparition soudaine. Je m’étais toujours dit qu’on renouerait et qu’on se reparlerait, mais le temps nous a fait défaut. J’ai appris pour son décès sur Facebook hier et je suis encore sous le choc. Hier, je n’arrivais pas du tout à pleurer, mais aujourd’hui, le chagrin vient rampant et me fait beaucoup pleurer. Savoir qu’on ne se parlera plus jamais, savoir qu’on ne se verra plus jamais. C’est horrible.

Elle m’a toujours traitée en petite sœur. Elle a même pris ma défense face au monstre maternel. Quand j’étais petite, elle me traînait partout avec elle. Elle prenait soin de moi. Et aujourd’hui, elle n’est plus.

En plus, demain, j’ai un rdv avec la psychiatre de l’hôpital de jour et je suis persuadée qu’elle va me dire que je n’ai plus le droit de venir à l’hôpital de jour. Que je n’y ai plus ma place. Après, quand je les appellerai, elles me raccrocheront au nez. Comme Dominique.

Tout se répète à l’infini. Les abandons. Toujours. Et je n’en peux plus.

Hypnose

Ma psychiatre m’a fait de l’hypnose hier, ça m’a fait beaucoup de bien, mais ça m’a épuisée aussi. Je suis rentrée complètement lessivée après la séance. Je ne me rappelle quasiment de rien d’autre de la journée. A part que j’ai écrit un mail à Lucie, qui a répondu, mais sa réponse ne m’a pas rassurée. Je ne lui ai pas écrit d’autre mail depuis, je me dis qu’il vaut mieux attendre de la voir pour le lui dire.

On est mercredi. Les jours passent à la fois vite et lentement. Je dissocie pas mal, je crois. La semaine prochaine, je commence mon nouvel emploi. J’espère que ça se passera bien et que je vais tenir à la longue. Je vais tout faire pour en tout cas.

J’ai fait les courses ce matin, ça m’a fait du bien. Ça faisait longtemps que je n’avais pas pu faire les courses “pour de vrai” en remplissant les placards et le frigo. Du moins 15 jours. Ce matin, j’ai pu dépenser sans trop compter (même si j’ai compté en remplissant le caddie quand même).

L’assistante sociale du réseau m’a appelée aussi pour prendre de mes nouvelles. On a discuté un quart d’heure et elle va me rappeler la semaine prochaine.

L’après-thérapie

Ça a été avec Lucie ce matin. J’ai réussi à garder le contrôle, à ne pas crier, taper ou me faire mal. Nous avons beaucoup parlé du poème que j’ai écrit la semaine dernière, “Extermination”, et des bébés à l’intérieur à qui il faut expliquer les choses pour qu’ils s’apaisent. Nous avons convenu de poursuivre avec la ligne de vie pour mettre des mots sur ce que le monstre maternel nous a fait. Mais je suis épuisée après la thérapie. Complètement lessivée. Je me suis couchée plusieurs fois, avec et sans l’appareil contre les apnées, et j’ai dormi, dormi, dormi. Je suis toujours très fatiguée, mais j’essaie de rester éveillée, ne serait-ce que pour faire quelques petites courses avant d’aller chercher les enfants. Il n’y a plus rien à la maison ou presque. Rien de bon en tout cas. Et j’ai besoin de bonnes choses. Besoin de manger, grignoter, et tout et tout.

Demain, je vois ma psychiatre. En plus, c’est grève demain donc je vais devoir partir bien à l’avance. Au moins, je n’ai pas à amener les enfants au collège. C’est déjà ça.

Je n’arrive à rien faire

Dimanche. Je n’arrive à rien faire. Je suis en attente. En attente de demain, quand je verrai Lucie, en attente de mardi, quand je verrai ma psychiatre. En attente d’être seule, sans bruit autour de moi. Je ne vais pas très bien, mais je ne sais pas trop ce que j’ai ni comment faire pour m’en sortir. Je veux juste que le temps passe. Puis je veux dormir aussi. Dormir fait du bien. C’est une fuite agréable. Chaleureuse.

Trop de bruit

Mon mari est en train de travailler dans la cave, juste en-dessous de mon bureau, et mon aîné regarde une série avec le son à fond la caisse. C’est vraiment pénible. Je n’entends même pas mes propres pensées dans ce boucan.

L’appareil contre les apnées est un véritable rêve. Bien sûr, ce n’est pas très esthétique et assez intrusif, mais j’arrive enfin à respirer en position allongée et j’arrive à récupérer pendant que je dors. Plus de sifflement, plus besoin de chercher une position potable la moitié de la nuit… Je peux récupérer quand je dors.

J’ai travaillé un peu sur ma thèse et ça m’a fait du bien. Je n’ai pas réussi à faire grand chose, mais le peu que j’ai fait m’a fait du bien. J’espère pouvoir envoyer une partie à ma directrice d’ici deux ou trois semaines.

J’ai eu mes règles une semaine plus tôt que d’habitude, c’est bizarre. Elles sont généralement très ponctuelles, mais quelque chose a dû les déclencher plus tôt cette fois-ci.

Au fait, mon dossier à la MDPH a été reçu complet. Reste plus qu’à attendre ses décisions…