Il est trois heures du matin et j’angoisse tellement que j’ai la diarrhée. J’ai envie de revoir Lucie, mais j’ai peur de tout ce que ça éveille en moi. Le sentiment d’injustice, le sentiment de ne pas exister, le sentiment de me faire remplacer. Et j’ai tellement envie de me faire mal.

Je me suis couchée très tôt hier. Il était à peine 21h. J’avais pris deux anxiolytiques pour m’évader au doux pays du coton, mais j’ai certainement mis deux heures avant de m’endormir. Puis me revoilà, debout à 03h du matin… Avec la diarrhée. Au moins, dans 6 heures, l’attente sera finie. Je vois ma psychiatre cet après-midi aussi. C’est peut-être une bonne chose. Sauf si elle veut me faire hospitaliser. Je voudrais qu’elle fasse juste un courrier au cas où. Un courrier qui explique les choses, que l’on ne me remette pas en chemise d’hôpital et petite culotte dans un box avec une vieille qui se chie dessus pendant des heures. Ça m’avait traumatisée, ma dernière excursion aux urgences.

Lucie m’avait donné un travail à faire pour le week-end. Je n’ai même pas réussi à le commencer. Elle voulait que j’écrive ce que je peux dire à la puce pour qu’elle comprenne mieux mon état sans qu’elle ne culpabilise. Impossible. Je ne sais vraiment pas quoi lui dire, à ma puce, ni comment, ni quand, ni rien du tout. Je ne suis pas du tout en état pour faire ça.

Angoisse. Diarrhée.
Étiqueté avec :                    

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *