Mon grand était très triste ce matin et voulais rester à la maison. Je me sens affreuse qui ne l’a pas laissé rester à la maison. Il a un grand chagrin d’amitié (ou d’amour ?), il a osé me le dire, il avait les yeux mouillés de larmes et moi, je le force à aller en cours… Pour la première fois depuis des années, il a bien voulu que je le prenne dans mes bras. Je le lui ai demandé et il a dit oui. D’habitude, il refuse tout contact physique, plus encore avec moi qu’avec son père, je pense. Mais aujourd’hui il s’est laissé aller à se faire serrer dans mes bras. Je ne sais sincèrement pas si j’ai bien fait de le forcer à aller en cours alors qu’il se sentait aussi mal.

De mon côté, un grand chagrin qui m’envahit aussi depuis samedi. Un chagrin d’amour non digéré. J’en pleurais dans la voiture samedi en écoutant In my veins par Andrew Belle. La Petite est très présente. Elle a envie de s’assoir par terre dans le bureau de Lucie tout à l’heure. Elle se sent mieux par terre, plus en sécurité. On n’a jamais osé demander, sauf une fois où on a demandé à Lucie si elle pouvait apporter un tapis. Je pense que Lucie a compris un vrai tapis, alors que nous, on voulait juste emprunter un tapis de relaxation pour s’assoir par terre. Il y en a plein dans la salle de qi gong. Ça n’aurait pas manqué au kiné, d’autant plus avec toutes les restrictions liées au covid qui font que les ateliers sont annulés. On veut juste s’assoir par terre. Et pleurer.

Chagrins
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