Il n’est même pas six heures du matin et je suis debout depuis cinq heures. J’aurais voulu fumer, mais le patio est toujours fermé. Du coup, j’ai branché l’ordi et je m’empiffre de m&m:s.

Ça se passe relativement bien depuis que je suis ici. Hier, ou non, avant-hier, j’ai revu Lucie pour la première fois depuis lundi. J’angoissais vraiment beaucoup et je n’arrivais pas à lui regarder dans les yeux. Je suis ai dit qu’une partie de moi ne voulait plus jamais parler avec elle, mais qu’une autre voulait lui parler encore beaucoup ; qu’une partie voulait me faire mal (la Colère) et qu’une autre partie voulait lui faire mal à elle (le Monstre), mais que toutes les autres les en empêchaient. Je lui ait dit que c’était le chaos à l’intérieur parce qu’elle nous avait menti, elle nous avait leurrée et elle prenait toutes les décisions toutes seule alors qu’on avait dit qu’on les prendrait ensemble et qu’on irait progressivement.

Je ne sais pas de quoi nous avons parlé à part ça. L’heure est partie très vite sans que je m’en rende compte et je n’ai quasiment aucun souvenir de ce qui s’est dit. Elle a noté mes prochains rendez-vous sur deux bouts de papier, ça me le rappelle bien, en disant que nous étions désormais d’accord sur la fréquence de nos rendez-vous. J’avais envie de lui crier dessus que non, pas du tout, que c’est injuste et nulle et que je ne suis pas d’accord. Mais j’ai du me plier à sa volonté, surtout qu’elle a fait un pas vers moi. Un tout-petit pas, mais un pas tout de même.

L’angoisse a chuté un peu. Un tout-petit peu. Il va me falloir du temps pour lui refaire confiance. Beaucoup de temps. J’en pleure rien que d’y penser. Je suis si fatiguée et j’ai tellement mal.

Hospitalisation, je ne sais plus quelle nuit
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