J’avais prévu de travailler aujourd’hui, mais rien à faire, c’était impossible. J’ai dû faire une demi-heure de travail, guère plus,  puis j’ai passé le reste de la journée dans le lit et sur le canapé dans mon bureau. Puis pile au moment où je commençais à me sentir un peu apaisée, ou du moins moins angoissée, mon premier agresseur m’a envoyé une invitation pour une discussion vidéo… J’ai paniqué et j’ai appelé ma mère. Oui, ma mère… parmi toutes les personnes sur cette terre, j’ai choisi d’appeler ma mère.

Bref. J’ai répondu au message de mon agresseur par un message écrit, comme quoi je suis en peignoir et ne suis pas disposée pour un appel vidéo. Ce qui est vrai. J’attends qu’il me dise par écrit ce qu’il me veut, mais il ne répond pas à mon message.

Je me suis servie un whiskey. Très, très malin compte tenu de tous les médocs que je prends. Genre not at all.

Il n’est que 21h10 mais je n’ai qu’une envie : aller me coucher, oublier cette journée, me réveiller dans un mois ou deux.

J’aurais dû voir mon assistante sociale aujourd’hui, mais elle était souffrante. Je suis désolée pour elle, qu’elle soit souffrante, mais plus encore pour moi. J’avais vraiment besoin de la voir aujourd’hui, besoin de ce lien, besoin de son regard, besoin de ses mots.

J’angoisse. Tout le monde à l’intérieur est angoissé.

J’avais prévu de travailler…
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