J’ai plein de choses que je dois faire, comme ma déclaration à Pôle Emploi, le déplacement d’un rendez-vous ou encore le paiement de quelques factures, mais je n’y arrive pas. Je n’arrive pas à prendre le temps ou l’énergie pour faire ces choses, si tant est que je l’aie, cette énergie, pour faire ces choses. Les jours passent sans que j’arrive à faire quoi que ce soit.

Ma mère vient d’appeler. J’ai du mal à me défendre quand elle est au bout du fil. C’est pire en face à face évidemment, mais rien que le téléphone suffit à me mettre mal. Elle m’a beaucoup parlé de son ex-compagnon qui est très malade (probablement du diabète) mais qui refuse de se faire soigner ou même dépister, de son dépôt de plainte et de Trump malade du coronavirus. Même si ça ne m’avait pas échappée qu’il ait été testé positif, ça me gène qu’elle me parle des infos. Elle sait très bien que je supporte très mal les infos, trop anxiogènes pour moi, et que je ne regarde pas la télé et ne lis pas les journaux. Mes sources d’informations, ce sont un peu la radio (moins envahissant que la télé), Twitter (plutôt anxiogène mais je peux zapper) et parfois, en cas de catastrophe humaine ou naturelle, Facebook. J’ai besoin de pouvoir choisir les informations qui me parviennent ainsi que le moment où elles me parviennent, pas subir un flux constant d’informations. Alors pourquoi se sent-elle obligée de me relater les “unes” du moment à chaque fois qu’elle m’appelle ? A croire qu’elle se sent investie d’une mission humanitaire d’aide aux informations, mais c’est complètement contre-productif. J’aurais plus aimé qu’elle me parle de mes frères et sœurs ou qu’elle m’annonce un plan d’attaque pour faire en sorte que son ex-compagnon se fasse soigner. Des infos plus proches de moi.

Elle m’a parlé médocs aussi. Je lui ai dit que je ne prends pas systématiquement mes gouttes pour dormir parce que j’ai du mal à me réveiller les lendemains avec ce médoc. Elle m’a alors “conseillée” un autre médicament, d’après elle le meilleur qui soit, et m’a encouragée à demander à l’obtenir à la place de mes gouttes. Comme si je pouvais  modifier mon traitement à ma guise ou encore le négocier… Bref. Ma mère in a nutshell.

Je pense que je vais aller à Emmaüs cet après-midi. J’ai envie de faire une descente dans leur grande salle de livres et de contenu multimédia. Je trouve toujours une tonne de livres qui me plaît quand j’y vais. Et tout ça pour une bouchée de pain.

Je n’y arrive pas
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