Ça a été avec Lucie ce matin. J’ai réussi à garder le contrôle, à ne pas crier, taper ou me faire mal. Nous avons beaucoup parlé du poème que j’ai écrit la semaine dernière, “Extermination”, et des bébés à l’intérieur à qui il faut expliquer les choses pour qu’ils s’apaisent. Nous avons convenu de poursuivre avec la ligne de vie pour mettre des mots sur ce que le monstre maternel nous a fait. Mais je suis épuisée après la thérapie. Complètement lessivée. Je me suis couchée plusieurs fois, avec et sans l’appareil contre les apnées, et j’ai dormi, dormi, dormi. Je suis toujours très fatiguée, mais j’essaie de rester éveillée, ne serait-ce que pour faire quelques petites courses avant d’aller chercher les enfants. Il n’y a plus rien à la maison ou presque. Rien de bon en tout cas. Et j’ai besoin de bonnes choses. Besoin de manger, grignoter, et tout et tout.

Demain, je vois ma psychiatre. En plus, c’est grève demain donc je vais devoir partir bien à l’avance. Au moins, je n’ai pas à amener les enfants au collège. C’est déjà ça.

L’après-thérapie
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