Très mal

J’ai été très mal ces derniers jours. Pour la date anniversaire de décès de notre bébé, j’ai eu des contractions comme si j’allais accoucher, mais c’était des reviviscences et seulement les intestins qui me faisaient atrocement souffrir. En plus de ça, j’ai appris que l’hôpital de jour va rouvrir et je n’ai toujours pas le droit de faire du psychodrame à cause de mon trouble dissociatif. Je vis ça extrêmement mal (parce que c’est ma psychologue qui tient le groupe), je me sens rejetée et je n’arrête pas de pleurer et de vouloir me faire du mal. Très mal. La séance de thérapie lundi était un flop total, je n’ai pas arrêté de pleurer et j’ai refusé de partir quand mon heure était finie. J’avais beaucoup dissocié pendant la séance, à un tel point que j’avais le sentiment d’avoir perdu 40 minutes, et je n’étais pas du tout d’accord pour partir. Depuis, je n’arrête pas de dissocier à tout va. Je perds du temps, je ne me rappelle plus ce que je fais, des fois, je sors de mon corps et je me regarde de l’extérieur. J’ai trop peur de perdre ma psychologue. Qu’on me la vole. J’ai le sentiment que c’est imminent. Elle va m’abandonner et il n’y a rien que je puisse faire pour que ça n’arrive pas.

Comme si ça ne suffisait pas, j’ai eu une rage de dent qui me faisait tellement mal qu’on m’aurait arraché un bras, ça aurait été pareil. Je me suis rendue aux urgences ce matin et je les ai laissé me soigner sans anesthésie parce que sinon j’aurais eu la moitié du visage anesthésié pendant quatre heures. J’ai horreur du dentiste. Quelqu’un qui fouille dans la bouche et qui introduit des instruments, non merci. J’ai déjà assez de mal comme ça à me brosser les dents. C’est trop intrusif. Même le gynéco, c’est moins pire. Au moins, je peux me déconnecter de mon corps et ne rien sentir du tout. Sauf la dernière fois. La gynéco a dû s’y reprendre à trois reprises pour insérer le spéculum correctement. C’était pas une partie de plaisir, c’est sûr. Puis elle était froide comme un glaçon et faisait tout à la chaîne. J’ai à peine eu le temps de lui dire mes antécédents (et ils sont nombreux et horribles). Bref.

Une très sale période.

Extrêmement fatiguée

On approche de la date anniversaire de décès de notre tout-petit et je suis vraiment épuisée. Je pense que c’est à cause de ça, de la date, mais je ne sais pas. Toujours est-il que je suis extrêmement fatiguée du matin au soir. Je n’arrive pas à faire grand chose mis à part me reposer, encore et toujours, tout au long de la journée. Heureusement que mon travail ne commencera que début février !

Avec mon amie Marie du Canada, nous avons fini le projet commun hier soir – un bullet journal pour personnes dissociatives – et je l’ai mis sur Amazon. Croisons les doigts pour que la soumission du livre soit accepté et qu’il sera bientôt disponible.

Je mange beaucoup de bouillie de flocons d’avoine pour me remplir le ventre et pour manger moins lors des repas. J’espère que ça va m’aider à perdre du poids. J’ai vu mon médecin traitant vendredi et elle a su me rassurer et m’a donné des pistes pour perdre du poids. En tout cas, elle trouvait très bien le fait que j’ai commencé à manger la bouillie. Il ne reste plus qu’à sortir manger et changer le reste dans mon alimentation…

Ma puce a besoin d’aide avec l’histoire-géo, mais je suis complètement k.o. Je ne sais pas comment l’aider dans cet état. C’est pénible. Je ne sais même pas comment je vais réussir à me lever demain matin… ou comment je vais réussir à avoir la thérapie avec Lucie.

Hmm, je me suis encore endormie. Il n’est même pas 11h du matin et ça fait déjà deux fois que je dors (en plus du sommeil de nuit). Il faut vraiment que je me réveille maintenant et que je fasse des trucs, comme la vaisselle et le linge, ou encore travailler sur mon livre ou ma thèse.

Rdv avec mon assistante sociale

Ce matin, j’avais rendez-vous avec mon assistante sociale. Ça m’a fait beaucoup de bien. C’est une très belle personne et, hormis quelques situations de temps en temps, elle ne m’aide pas avec les choses administratives mais on échange et il y a un vrai lien. Un lien pro certes, du moins de son côté, mais un lien tout de même. On aborde plusieurs aspects de ma vie et je n’ai pas l’impression d’être pressée par le temps quand je la vois. On aborde ce qui m’importe à ce moment-là et quand les sujets de discussion viennent à manquer, nous fixons le rendez-vous prochain et puis nous nous quittons.

Aujourd’hui, nous avons beaucoup parlé du projet sur lequel je travaille avec ma nouvelle amie à l’autre bout du monde ainsi que de mon prochain livre. Je lui ai également montré nos chinchillas (elle était venue à domicile). Je lui ai offert un petit cadeau de Noël parce que j’en avais envie. Je l’avais acheté avant les fêtes et il l’attendait tranquillement dans mon bureau. Elle n’a eu de cesse de me répéter qu’il ne fallait pas, mais elle était quand même heureuse pour le geste.

Après, il était temps d’aller chercher les loulous au collège. Nous avons pris un mcdo en revenant parce que j’étais trop fatiguée pour préparer quoi que ce soit. Je me suis beaucoup reposée au courant de l’après-midi. Je devais en avoir besoin.

Procrastination

Je n’arrive à rien faire depuis hier. Il y a plein de choses que je pourrais faire – que je devrais faire – mais je n’y arrive pas. Je bloque sur l’écran sans rien faire or alors je dors sur le canapé. C’est pénible. Comme si j’étais en attente de quelque chose. Ça m’arrive de temps en temps, et c’est aussi pénible à chaque fois. Je crois que je vais faire une liste des choses possibles à faire pour arrêter de procrastiner. Et puis piocher dans cette liste.

Un samedi

Samedi. Sauf que ce matin (ou plutôt midi), j’étais persuadée que nous étions déjà dimanche. J’ai été très soulagée de découvrir que nous ne sommes que samedi. J’ai beaucoup de rendez-vous depuis la reprise et en plus je commence mon nouveau travail mardi. Je stresse un peu, mais c’est normal, je pense. Tout le monde stresse avant de commencer un nouvel emploi.

Ma psychiatre a augmenté mon traitement un peu, parce que j’ai été très speed et j’ai mal dormi depuis environ un mois. Cette nuit était la première nuit complète depuis longtemps. Sinon je suis toujours à fond la caisse sur le nouveau projet que je suis en train de monter avec une amie. Ça me prend aux tripes et je ne fais que ça. Ça et des siestes… Je suis fatiguée tout le temps. Vivement que je sois appareillée !

Déjà le 4 janvier ?

Je n’ai pas écrit depuis Nouvel An. Sur ce blog, j’entends, parce que j’ai écrit plein de choses qui ne sont pas sur ce blog. J’ai écrit 3000 mots sur mon prochain livre et je suis en train de coopérer avec une nouvelle amie sur un projet à l’intention de personnes atteintes d’un trouble dissociatif de l’identité. C’est un chouette projet et j’espère bientôt pouvoir en dire plus.

Aujourd’hui, j’ai reçu un mail de mon ancien médecin traitant (parti à la retraite) et ça m’a vraiment fait plaisir. J’étais très étonnée parce que nos échanges sont très rares, sporadiques, de l’ordre d’un échange tous les deux ou trois ans. Ça me fait vraiment plaisir que le lien (thérapeutique) existe encore, qu’il ne m’a pas oublié et qu’il lui arrive encore de penser à moi, tout comme il m’arrive de penser à lui. C’est en partie grâce à lui si je vis une vie relativement stable et riche en expériences aujourd’hui. Quand on s’est connus, je vivais enfermée chez moi et n’étais presque pas sortie du tout de notre appartement depuis trois longues années. Par une écoute très bienveillante et des recommandations ou conseils, il m’a permis de réintégrer une vie socio-professionnelle relativement normale, de m’inscrire dans la réalité et la vie de tous les jours plutôt que de m’enfuir dans les jeux vidéo. Nos échanges m’ont vraiment permis de grandir, dans tous les sens du terme, et d’accéder à des aspects de la vie auxquels je n’aurais jamais imaginé accéder, comme par exemple la sexualité.

J’ai vu Lucie ce matin aussi et ça m’a fait du bien. On a constaté que ça va beaucoup mieux par rapport à la semaine précédente et que j’ai été plutôt présente depuis jeudi. Je suis contente de l’entretien que nous avons eu ce matin.

Puis je viens de me faire une nouvelle amie qui souffre d’un trouble dissociatif de l’identité aussi. Elle habite très loin, mais nous échangeons par mail et sur Zoom. Ça me fait beaucoup de bien d’échanger avec elle. D’ailleurs, il faudra que je lui trouve un surnom pour le blog un de ces quatre, parce que vous en entendrez certainement parler de temps en temps.

Réveillon

Je n’aime pas Nouvel An. Je n’aime vraiment pas Nouvel An. Notre bébé est mort peu de temps après Nouvel An aussi, ça n’aide pas. On n’est que mercredi, j’ai envie d’être lundi et revoir Lucie. J’ai envie de reprendre le cours de ma vie, tranquillement, et d’être loin des fêtes de fin d’année.

Sinon j’ai poursuivi avec l’écriture de mon prochain bouquin et je viens de réaliser que j’ai écrit plus de 3000 mots en trois jours, soit environ 1000 mots / jour. C’est pas mal. Pas mal du tout. J’attends les derniers commentaires d’un ami pour reprendre contact avec l’auteur-éditeur qui m’aide à peaufiner mon projet. J’espère que j’aurai ses commentaires dans la soirée (même si, je le sais, on est Nouvel An…).

Pour finir, on va fêter un peu. J’ai sorti la viande à fondue, le service à fondue et un excellent vin de 2004. J’ai halluciné dans le magasin : interdiction d’alcool de 06h ce matin à 12h demain. Puis couvre-feu sur ce. J’ai bien cru qu’il n’y aurait pas de fondue, mais c’était sans compter sur les trésors dans notre cave. Bon, sur ce, les préparatifs exigent que je m’éloigne de l’ordi. Bonne fin d’année et que la prochaine soit bien meilleur !

Mal aux dents

J’ai vraiment mal à une dent, mais mon rendez-vous avec le dentiste est dans un mois et demi. Je ne sais pas si je vais réussir à tenir jusque-là où s’il faut que je consulte d’urgence. J’aimerais réussir à tenir, parce que j’ai rendez-vous aux soins spécifiques, une unité pour personnes handicapées ou qui ont une phobie des soins dentaires. Mais j’avoue ne pas savoir si je vais tenir aussi longtemps avec des douleurs comme maintenant.

Sinon je me suis remise à travailler sur mon prochain roman, ça avance petit à petit. J’ai demandé de l’aide à trois amis ainsi qu’à un auteur-éditeur que l’on m’a conseillé parce que j’ai eu un blocage pendant un certain temps. Mais depuis hier, j’ai écrit presque mille mots. J’étais réveillée cette nuit aussi et j’ai continué à écrire et à retravailler mon texte.

A part ça, rien de bien palpitant. J’écoute de la musique, parfois avec les écouteurs pour supprimer au maximum le bruit autour de moi, parfois sans les écouteurs. J’ai vraiment très mal aux dents, c’est pénible. Ça monte à l’oreille. Et je suis fatiguée, comme d’habitude.

Pas la force

Je n’ai pas la force de faire quoi que ce soit. Je suis complètement épuisée. Vidée. Je vaque entre le bureau et le canapé où je ferme les yeux une demi-heure ou plus, puis ça recommence. J’ai emmené la puce chez la kiné ce matin en tout cas, c’était bien. Mais j’avais oublié que j’avais un rdv à annuler et donc je l’ai raté. Je n’en avais plus besoin, mais je n’aime pas ne pas annuler à l’avance dans ce cas-là. Ce n’est pas très poli. Quelqu’un d’autre aurait pu profiter de ce créneau.

Je me fais une carafe de thé. Après, je pense que je vais essayer de jouer un peu à FFVII Remake. Si personne ne squatte la télé et la console. De toute façon, je n’ai pas la force de faire grand chose d’autre.

Entretien avec Lucie

J’étais épuisée déjà en arrivant et j’ai beaucoup pleuré. Nous avons surtout parlé de ma santé, de la date anniversaire de décès de mon tout-petit qui approche à grands pas et des injustices diverses et variées dans ma vie. J’ai du mal à me rappeler de la séance mis à part le fait que je pleurais vraiment beaucoup. Vers la fin, elle m’a proposé qu’on se tienne la main, ça m’a fait du bien, puis elle a dit quelque chose qui m’a fait éclater de rire, ça aussi, ça m’a fait du bien. Nous n’avons pas continué la frise aujourd’hui, je ne le sentais pas du tout et elle l’a entendu.

Après la séance, je suis allée faire des mini-courses. Pas tant parce qu’il y avait besoin de quelque chose que pour dissimuler le fait que j’avais pleuré. Je ne sais même plus ce que j’ai acheté. Une fois à la maison, j’ai réchauffé le riz de la veille et fait un steak haché pour chacun, puis je suis allée me coucher. J’ai du dormir une heure et demie ou deux heures.

En fin d’après-midi, je suis ressorti, cette fois-ci pour aller à Action. J’ai trouvé quelques ustensiles pour la cuisine, du shampoing, etc et ça m’a fait du bien. Maintenant, je fais une confiture fraise-orange. Ça sent bon dans toute la maison. Je pense que je vais offrir un pot ou deux. A Margaux et à mon assistante sociale. J’aime offrir ce genre de choses, faites main. C’est tellement plus agréable que d’acheter quelque chose.