Aujourd’hui, avec Lucie, on en est venues à parler du remplacement encore une fois. De se faire remplacer par quelqu’un ou quelque chose. C’était très douloureux.

Ma mère m’avait remplacée quand j’avais 14 ans et que je vivais en foyer. Elle a supprimé toutes les photos de moi, puis elle a donné mon lit, ma bibliothèque et d’autres de mes affaires à ma petite sœur. Elle est allée jusqu’à effacer mon existence. Quand je revenais les voir de temps en temps, elle se cachait dans la chambre parentale et refusait de me voir ou même de me saluer.

J’en garde encore des séquelles. De ça. De ce remplacement-là.

Puis une fois, au centre commercial, elle ne m’a même pas reconnue alors que je me tenais à une distance de deux mètres d’elle.

Je sais bien qu’on change pas mal physiquement pendant l’adolescence, mais de là à ne pas reconnaître sa propre fille aînée après quelques mois sans contact, c’est juste too much.

Puis mon agresseur n° 3, le pire, il a été donner mon prénom à sa fille biologique une dizaine d’années après la rupture du lien et après des années de procès. Mon prénom. A sa fille.

Alors oui. Ça m’a traumatisée, ça aussi. Même si ces relations étaient profondément malsaines et violentes, se faire remplacer ne l’était pas moins.

Remplacement
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